dimanche, novembre 15, 2015

ROLAND SABATIER AU MAC VAL NOVEMBRE 2015


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LE FILM ET SON DOUBLE. DU PROJECTIONNISTE  Mac Val / 20 novembre 2015 de 11 h - 18 - En partenariat avec pointligneplan, et en collaboration avec les Laboratoires d'Aubervillers.
Un programme proposé par Érik Bullot qui présentera  différentes oeuvres filmiques   de Peter Miller, Peter Szendy, Esperanza Collado et, notamment, Roland Sabatier dont l'oeuvre cinématographique commence en 1963 avec Gravure Projetable et qui interprétera à cette occasion, son film intitulé Non sens avant de s'entretenir de son travail  avec Érik Bullot de son travail.
NON SENS,  le quasi-anti-film de Roland Sabatier présent dans ce programme a été conçu en 1970 sous la forme d'une partition publiée en 1978 par les Publications PSI dans l'ouvrage de l'auteur Oeuvres de cinéma (1964-1978) et a été projeté la première fois en public, en août 1973, dans le cadre du Festival d'Edimbourg, puis en mars 1974 au Festival "Cinéma-Seize"d'Aix-en-Provence.
L'auteur définit ce film de la manière suivante : « Le projectionniste est prié de passer, de temps en temps, selon des périodes longues dont la durée dépendra de l’importance de la manifestation, des plans très brefs choisis parmi les pellicules dont il dispose après leur avoir préalablement retiré la bande sonore. Cette dernière, sans rapport avec l’image, sera réalisée par un lecteur unique qui, à l’aide d’un micro et à des moments choisis par lui, énoncera quelques mots, mais de temps en temps seulement, dans un chuchotement léger qui témoignera d’une grande lassitude. Cette section qui contrebalance l’autre sans lui être liée doit donner l’impression d’une bande sonore normalement pleine dans laquelle on aurait effacé la majeure partie. L’interprétation doit traduire la fatigue, le dégoût et la lassitude. » (R.S. extrait de Œuvres de cinéma (1964-1978), éd. Psi, 1978, repris in Œuvres de cinéma (1963-1983), éd. Psi, 1984 (p. 34).

"À partir de 1969, Sabatier a réalisé un certain nombre d’œuvres dans lesquelles il s’est approprié des faits de la réalité, comme des catastrophes naturelles, des sentiments, des souvenirs, certaines situations de la vie, à partir desquels il suggère au public de les considérer comme des composants infinitésimaux et supertemporels à travers les configurations constructives ou destructives de cette esthétique. Retenues funestes,  Les Assassins de la cultureJe signe tous les souvenirs, réunis sous le titre de Trois films infinitésimaux, participent de cette démarche sous la forme de courtes injonctions manuscrites. Deux petits films paisibles : 1) Serein ; 2) Tranquille, de 1975, présentent chacun une unique image sur laquelle figurent les mentions « son » et « image ». Ces deux films destinés à être présentés ensemble ou séparément se définissent comme des réalisations mono-infinitésimales en tant qu’ils suggèrent l’élaboration d’une vision mentale unique, quasi-obsessionnelle. Pour sa part, le son également basé sur un seul bruit inlassablement répété soutient dans la dimension auditive l’approfondissement de l’exploration solitaire de cette particule." (Anne-Catherine Caron, Extraits de Panoramique sur quelques œuvres de l’anti-cinéma lettriste, in L’Anti-cinéma lettriste 1952 - 2009, Ed Zeo Gravità, Sodevolo, 2009.

PROGRAMME DE LA JOURNEE DU 20 NOVEMBRE 2015
11 h Ouverture et présentation de la journée par Érik Bullot, cinéaste et théoricien
11h 30 "Non Sens" performance de Roland Sabatier suivie d'une conversation avec Érik Bullot
14 h Performance de Peter Miller, artiste.
15 h 30 "Contre-projections : le projectionniste et le bonimenteur ", conférence de Peter Szendy, philosophe et musicologue.
17 h Performance d'Esperanza Collado, artiste.
Le Film et du son double. Du Projectionniste. Vendredi 20 novembre 20 novembre 2015, 11 h - 18 h. 

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